mercredi 28 décembre 2011

Tome 1: Le voleur de Foudre – Rick Riordan

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Oui, je suis faible, j’assume. Quand un livre cartonne j’ai envie de savoir pourquoi. Quand il est adapté au cinéma, je suis curieuse. Quand j’en entend parler partout et que ma libraire me dit “Quoi, vous ne l’avez pas lu ? “, forcément je me sens mal. Et dans ces cas-là je fais quoi ? Je craque !
Donc j’ai craqué, comme toujours quand je lis un best-seller, je suis sceptique, j’y vais doucement, je note tout ce qui me gêne et tout, genre “Ouais, j’ai lu mais alors ça, ça et ça bof”.
Mais comme j’ai dit, je suis faible, et quand un livre me fait rire, que les personnages me plaisent et que l’histoire se tient, et bien, au bout de quelques chapitres j’abandonne mes listes de ce qui ne va pas, et quand j’arrive à la moitié je cours acheter le tome 2, histoire de pas être en manque.


Perseus Jackson a 11 ans, dyslexique, hyperactif, mais tout le monde l’appelle Percy. Il se fait virer d’une énième école quand sa Furie de prof l’attaque. Il découvre alors qu’il est le fils de Poséidon, et que ce que les humains appellent mythes sont en fait réels, d’ailleurs le mot “mythe” est à éviter, les dieux n’apprécient pas trop… Accusé à tort d’avoir volé l’éclair originel de Zeux, il va devoir démêler la situation, accompagné de Grover son meilleur ami/protecteur/satyre et d’Annabeth, fille d’Athéna.

Concernant l’intrigue, j’ai trouvé ça assez prévisible, la prophétie est vraiment évidente, quand à savoir qui sont les méchant, pareil, on les voit venir de loin. Bon, ok, ça c’est un gros point négatif.
Autre chose, les combats, oui, ok, je n’ai jamais combattu de Minotaure avec une épée en Bronze Céleste, mais quand même ! Les combats m’ont paru fade, un peu brouillon dans la description parfois, comme si l’auteur lui-même n’était pas sûr.

Pour les côtés positifs, j’ai adoré les personnages, le trio principale, avec un gros coup de coeur pour Grover que j’ai trouvé très drôle et très touchant. J’ai pas mal apprécié les Dieux également, même s’ils sont… comment dire… très… très dieux grecs ! Hautains, autoritaires, dédaigneux, vraiment comme dans les mythes. En gros c’est des cons, mais j’ai toujours eu un faible pour ce genre de personnages, je les trouvent toujours plus intéressants ! Bref, j’ai adoré les passages avec les dieux.
Ensuite, j’ai apprécié que beaucoup de questions soient directement répondues. J’ai toujours en horreurs les livres qui nous font se poser pleins de question sans jamais y répondre (on appelle ça un traumatisme de X-files). Là, on comprends a peu près tout très vite et je me doute que les rares questions en suspens seront répondues dès le prochain tome, l’auteur semble savoir où il va, ce qui est appréciable.
Pour finir, le style, très parlé, très jeune, très fluide. Rapide à lire et à comprendre, parfait pour se détendre.

Une petite citation qui m’a bien fait marrer et qui, je trouve, montre assez bien le style d’écriture du roman :

I’d love to tell you I had some deep revelation on my way down, that I came to terms with my own mortality, laughed in the face of death, et cetera.

The truth? My only thought was: Aaaaggghhhhh!
En conclusion, oui j’ai adoré et je comprends que ça marche aussi bien, même si c’est clairement un livre jeunesse, c’est agréable à lire, et je vais continuer avec les tomes suivants…

dimanche 25 décembre 2011

La prophétie des pierres - Flavia Bujor

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Jade, Opale et Ambre, trois jeunes filles de 14 ans issues de milieux totalement différents, voient leurs vies bouleversées par une ancienne prophétie. Obligées de quitter  leurs familles, elles auront un long chemin à parcourir pour enfin comprendre qui elles sont. Mais pourront-elles combattre ces puissants ennemis qui les guettent alors qu'elles sont si jeunes ? Et sans savoir qui sont leurs ennemis, comment peuvent-elles se faire confiance ?

La première chose importante à noter est que Flavia Bujor, a écrit ce livre à l'âge de 13 ans. Si dans diverses interview elle regrettait ce côté promotionnel en expliquant que son livre était fait pour tout public, personnellement, je pense qu'elle a tort et que son jeune âge est reflété dans son livre qui n'a que peu d'intérêt pour un lecteur adulte ou habitué à la fantasy.

Pour commencer, les points positifs.

L'histoire du roman est originale, trois jeunes filles obligées de tout abandonner et qui découvrent que ce qu'elles croyaient être est entièrement faux. Elles suivent leurs parcours et apprennent l'étendue de la prophétie au fur et à mesure. Le lecteur apprends tout en même temps qu'elles, l'auteur laisse assez peu d'indices au fil des pages, du coup la surprise des révélations tombe autant pour nous que pour elles.

Les jeunes filles en elles-mêmes sont très différentes et ce jeu entre les pierres, leurs noms et leurs apparences est bien trouvé. Elles sont très différentes les unes des autres et leur âge n'est pas vraiment un obstacle pour les apprécier. Elles sont plutôt attachantes dans l'ensemble même si chaque lecteur à forcément sa préférée !

Ensuite les points négatifs:

Le style d'écriture pour commencer. Les parties narratives et les dialogues sont tellement différents que j'avais l'impression qu'ils n'avaient pas été écrites par la même personne. Les dialogues sont terriblement naïfs et invraisemblables, ils n'ont pas de rythmes, ils ressemblent à des dialogues d'une série AB Production. Non je n'exagère pas, les dialogues sont vraiment mauvais. A coté de ça, les parties narratives sont beaucoup plus "adultes", on sent l'influence des grands maîtres de la fantasy, des descriptions assez longues et des tirades d'adjectifs pour chaque chose. Les descriptions pompeuses et à rallonge m'agacent dans tout livres, et celui-ci n'a pas fait exception à la règle.

Le second point négatif, c'est la gentillesse générale des personnages secondaires ( et des héroïnes aussi par moment). Nous sommes dans un monde où les jeunes filles savent qu'elles ont pleins d'ennemis sans savoir qui ils sont, pourtant elles sont prêtes à faire confiance à n'importe qui, n'importe quand, juste parce cette personne semble gentille, et comme par hasard, elle l'est ! Ses moments sont tout simplement ridicules, mais en découvrant un peu plus le roman, on s'aperçoit que de toute manière, les méchants ne sont pas vraiment si terribles que ça non plus, donc bon, au final elles peuvent bien faire confiance à qui elles veulent ! Les sentiments des personnages sont vraiment très mal décrits, ils changent d'avis et d'humeur très rapidement, les scènes d'amour sont particulièrement drôles d'ailleurs. Aucun des personnages secondaires n'est  crédibles, méchants ou gentils, ils ne sont pas du tout travaillé, ils n'ont aucune profondeurs et on ne s'y attache pas du tout.


En résumé, Flavia Bujor à écrit un livre  fantasy qui aurait pu s'appeler Les bisounours et la prophétie des trois pierres tant il est innocent. Je n'ai vraiment pas pu apprécier ma lecture et j'ai lutter pour le finir.
Malgré tout, si justement on considère son âge, ce n'est pas si mal, elle a au moins eu le courage d'écrire un roman en entier et de le faire publier.
C'est juste dommage que son roman soit mauvais et qu'il n'est été édité que pour remplir les poches de son éditeur. Oui je sais c'est méchant de dire une chose pareille, mais après y avoir réfléchis je ne vois aucune autre raison pour la sortie de La prophétie des pierres, c'était juste un coup de pub pour l'éditeur. Dommage.

samedi 24 décembre 2011

Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates – Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

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Ce livre a été lu dans le cadre du 1er book club sur Livr@ddict. À lire les passions qu’il déchainait, j’avais bien envie de me le prendre, mais bon, le budget ne suivait pas vraiment, trop de folies littéraires dernièrement. Mais finalement ma chère belle-sœur me l’a offert pour Noël, sans même que j’en fasse mention ! Elle a bon goût !
Sitôt rentré, j’ai entamé ma lecture.

L’histoire se déroule en Angleterre, à la sortie de la deuxième guerre mondiale. Juliet est écrivain, elle amusait le pays pendant la guerre, mais elle cherche maintenant un autre sujet d’écriture. Elle s’ennuie un peu dans sa vie, sans homme qui lui plaisent vraiment, sa meilleure amie vit loin avec sa famille. Elle reçoit un jour une lettre, ainsi s’ouvre à elle un autre monde, celui du cercle des amateurs de littérature et de tartes aux épluchures de patates.

L’histoire en un mot : superbe ! J’ai beaucoup aimé Juliet, son entêtement, son caractère, sa façon de virevolter parfois. Les autres personnages sont tout aussi intéressants et bien décrits, on les aiment très vite. On frissonne avec eux quand ils racontent ce qu’ils ont vus, leurs histoires, leurs guerres à eux sur leurs île. On rit aussi de leurs aventures, et même, on pleure un peu…

J’apprécie beaucoup le style épistolaire, c’est tellement rare ! Je l’ai trouvé très bien exploité ici, de cette manière on passait d’un narrateur à un autre sans se perdre. C’est important car il y a beaucoup de personnages ! Même si je pense que certaines lettres n’étaient pas forcément nécessaires, qu’elles rajoutent des personnages, juste pour un témoignage qui aurait pu être intégré d’une autre manière, ces lettres “inutiles” sont rares donc ça ne pose pas vraiment de soucis pour suivre le fil.
Le style change à chaque lettre et rapidement on reconnait les mots et phrases de chacun, cela fait très naturel.

Je vous conseille vivement ce livre, un coup de cœur !

mercredi 21 décembre 2011

La princesse de la nuit – Marion Zimmer Bradley

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Je ne pouvais décemment pas continuer à bouder cette grande dame de la littérature fantastique ! Par hasard je suis tombée sur ce livre, que j'ai dévoré.

Une ancienne légende orientale, que le monde a connu grâce à Mozart, ce livre raconte l’histoire du Prince Tamino, de la Princesse Pamina et de la flûte enchantée…

Tamino est un prince occidental, son père l’envoie passer de mystérieuses Épreuves loin de chez lui. En chemin, la Reine de la Nuit lui confie une mission : délivrer sa fille Pamina du magicien Sarastro qui l’a enlevée.

Concernant l’histoire, il y a deux lectures possibles.
La première, la plus évidente, est assez mignonne, une jolie histoire d’amour avec des méchants et de la magie.
La deuxième, plus compliquée à suivre, mais pourtant détectable, celle des Mystères, de la religion, des symboles et de la foi. Si j’utilise le terme “compliqué” c’est car je ne connaissais pas les Mystères d’Osiris, du coup, à la fin du livre j’avais le sentiment d’être passée à côté de beaucoup. J’ai donc fait quelques recherches, j’ai d’ailleurs trouvé le sujet passionnant. J’ai ensuite relu ce livre pour mieux comprendre ce que j’avais loupé la première fois.

Au niveau de l’écriture, les tournures sont un poil tordues par moment, mais l’ayant lu en français, je ne saurais dire si ça vient de la traduction ou de l’auteur. Le livre est court, et si on ne s’attache pas à tout le symbolisme, alors il peut se lire très vite.

Mission réussi pour la princesse de la nuit, je voulais savoir si j’appréciais l’auteur avant de me lancer dans les dames du lac. Maintenant je sais que oui, il ne me reste plus qu’à les trouver ces dames ! Hé oui, ça a beau être un classique, impossible de les trouver dans ma ville… Et ils osent se prétendre libraires…

dimanche 18 décembre 2011

Tome 1 : Le feu de la Sor’cière – James Clemens

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Voici le premier tome de la saga Les bannis et les proscrits.

Au terme d’une terrible guerre, trois mages sacrifient leurs vies pour créer le Grimoire, un puissant artefact qui pourra, un jour, détruire le Seigneur Noir.
500 ans plus tard, dans la même vallée, on rencontre Elena. Elle découvre être une Sor’cière, annoncée par les prophétie comme la destructrice du monde. Créature maudite que beaucoup veulent tuer, que le Seigneur Noir veut capturer mais que certains aiment et protégeront.

Tout un programme !

Pour moi le livre a trois parties très nettes.

La première ne fait que quelques pages, le préambule et le prologue, que j’ai adoré.
La deuxième est l’histoire d’Elena qui découvre ses pouvoirs, cette partie m’a ennuyé, Elena et son frère m’agaçaient. Tout était trop prévisible et un poil neuneu.
La troisième partie commence quand Elena rencontre ses “compagnons”. Depuis le début du roman on lisait parfois quelques pages sur d’autres personnages, le jeu étant de deviner quand et comment ils rencontreraient notre héroîne. Cette partie est celle qui m’a le plus plu.

J’ai donc eu du mal à rentrer dans le livre, il faut avouer que ne pas aimer le personnage principale est un sacré obstacle ! Je l’ai trouvé plus intéressante dans la troisième partie du livre, et ajoutée aux autres personnages, comme Kral le Montagnard (mon préféré), tout de suite la lecture devient plus agréable. L’intrigue reste quand même assez convenue, les personnages classiques.
À noter qu’il y a des peu de violence dans ce livre. Il y a évidemment quelques passages un peu beurk, mais rien de comparable avec d’autres roman de fantasy que j’ai pu lire, pas de barbarie pure comme dans L’épée de vérité de Goodkind ou de scènes de tortures comme dans Le Don de McIntosh.

Au final, c’était une lecture sympathique, sans réelle surprise ou passion. Le tome 2 dort dans ma PAL, je le lirai sans doute prochainement. C’est un livre que je conseillerai soit aux jeunes, ou alors aux personnes qui débutent dans la fantasy, histoire de ne pas se dire à chaque nouveau personnage “Tiens c’est comme dans…”.

Pour conclure, une citation : Parfois, le temps ne développait pas la sagesse : il se contentait d’endurcir le coeur.

vendredi 16 décembre 2011

Ayesha, la légende du Peuple Turquoise - Ange

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Dans les royaumes de Tanjor, le Peuple Turquoise est réduit en esclavage depuis des millénaires. Mais il chérit la légende d'Ayesha, la déesse qui rendra la liberté à ses enfants condamnés.
Marikani, la reine déchue et pourchassée, est-elle l'incarnation d'Ayesha ?
Ceci est l'histoire d'une femme indomptable, de ceux qui l'ont aimée et ceux qui l'ont trahie. C'est l'histoire d'une révolution.

«Ayesha la légende du peuple turquoise» est la version intégrale et révisée de la trilogie «Les trois lunes de Tanjor», à la croisée des œuvres historiques et de la fantasy, ce roman plonge le lecteur dans un monde ou se mélange l'horreur du fanatisme religieux et l'espoir que seule la vraie foi peut apporter.

Les personnages principaux, Arekh et Marikani, sont très intéressants, il est rare de voir des personnages ayant une telle évolution dans un roman et surtout qu'elle paraisse si naturelle et juste. Des personnages fascinants pour une saga qui l'est tout autant. Le monde que l'on entre est distillé au fil des pages de façons à ne pas perdre le lecteur. On plonge au fur et à mesure dans les terres et on découvre les civilisations, les coutumes, les croyances. Tout est décrit de manière très naturelle, alors que l'on découvre un monde où l'esclavage et le fanatisme ont atteint leur paroxysme.
Concernant le style d'écriture, il y a une différence très marquée dans les tons utilisés. D'un côté les parties politiques, les voyages et scènes de vies quotidiennes où les descriptions sont très poussés. Puis d'un autre côté, les scènes ayant trait à l'esclavage, des parties souvent violentes mais plus suggérées que décrites, abordées à demi-mots, quasiment prude. Cette dualité amplifie l'horreur que vivent nos personnages et plonge le lecteur plus profondément dans l'état d'esprit de Tanjor.

Ce roman évolue au fil des pages, les personnages comme dit précédemment mais également l'histoire, qui se concentre au fur et à mesure sur la religion; en douceur le lecteur est amené à comprendre comment une révolution démarre. La tension entre les gens libres et les esclaves, au début indétectable devient omniprésente, puis le seul sujet qui importe vraiment. De manière insoupçonnable les auteurs prennent le lecteur en otage de leur monde, par l'intelligence de leur façon d'écrire et du thème abordé.
Ce roman est une véritable réflexion sur le fanatisme, une œuvre intelligente et bouleversante. Si vous ne l'avez pas encore lu, je ne peux que vous conseiller de le faire, très vite !

jeudi 15 décembre 2011

Tome 5 : Vampire et casée - MaryJanice Davidson

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Et voici le cinquième tome des aventures de notre chère Betsy, Reine des vampires ! Plus que trois mois avant le mariage ! Il est temps de le préparer, non ? Nope, pas quand on est Reine des vampires, parce que bon, il y a des priorités; la délégation européenne s'est enfin déplacée pour venir la saluer, sauf qu'un de ses membres risque de se faire décapiter par une amie de Betsy. Elle doit maintenant user de toute la diplomatie dont elle est capable ! Et puis, bien sûr elle fête bientôt c'est 31 ans, et non, vraiment elle ne veut pas de fête... Dans le doute autant qu'elle prévoit sa liste d'invités...



MARK IS BACK !!!
TINA IS BACK !!!

Ouais je suis heureuse, c'est deux-là m'avaient vraiment manqué dans le tome précédent ! Ok, Mark n'apparait pas souvent, mais il est là, pour de vrai avec son humour et sa touche tellement gaie ! Quand à Tina, je la trouve bien plus drôle qu'avant, peut-être que son congé forcé dans le quatrième livre l'a mise en forme ! Elle est même très présente, avec ses histoires de délégation officielle européenne.

Eh oui, mes prières ont été exaucées, enfin on a affaire à de la diplomatie vampirique, avec cette question existentiellement inattendue "Faut-il punir un vampire d'avoir tué un humains et de l'avoir transformé en vampire également, puisque grâce à ça, l'ancien humain est devenu immortel" Vous avez trente minutes...


Globalement j'ai aimé la lecture de ce tome, mais simplement parce que j'adore Betsy et sa troupe originel.
Toujours aussi drôles, Betsy et Sinclair deviennent une sorte de vieux couple, tellement habitué l'un à l'autre, se connaissant par cœur. Le futur mariage est évoqué dans quelques rares scènes (faut avouer qu'ils ont d'autres chats à vider) mais c'est à la fois charmant et drôle, la mariée ultra-enjouée, le marié qui n'en a absolument rien à faire... Caricatural et drôle, le style habituel.

Les nouveaux personnages, récupérés au fur et à mesure des tomes n'ont ici aucun intérêt. Laura, belle-sœur de l'héroïne et fille du diable apparait de façon anecdotique et inutile, quand à Anthonia et Garret, je cherche encore l'utilité de leur présence dans ce livre.
Visiblement l'auteur se perd dans ses personnages et ne sait plus quoi en faire, mon impression précédente est toujours d'actualité. J'espère vraiment que sur les suites ce défaut sera corrigé, qu'elle tue ses personnages en trop si elle le veut mais là ça devient dur à suivre, surtout si elle en inclut des nouveaux entre les livres ! J'ai parfois eu le sentiment que j'avais raté un tome ou d'avoir sauté des pages, je me perds régulièrement entre les "nouveaux" qui semblent pourtant avoir un passé dans la saga. Suis-je la seule à ressentir ça ?


Je pense être quelqu'un de plutôt intelligente, mais j'ai eu un gros soucis de compréhension sur ce tome, déjà sur certains persos qui apparaissent de nulle part mais aussi sur le style d'écriture.
Je pense qu'encore une fois l'auteur se perd, surtout dans les dialogues, un exemple:

- Vous ne sentez pas une terrible puanteur ? demanda-t-elle en regardant mon frère
- Euh, oui, il a bu beaucoup de lait, aujourd'hui.
- C'est votre frère ? [...] Je croyais que vous n'aviez qu'une sœur ?

Voilà, donc la scène Betsy tiens son jeune demi-frère, qui visiblement a besoin qu'on lui change sa couche, dans les bras, et "elle" est une vampire qui ne sait quasiment rien sur sa Reine, sauf qu'elle a un sœur, donc comment a-t-elle deviné que ce marmot est son frère ? Instinct vampirique ? Odeur du sang ? Télépathie ? C'est juste une exemple, mais ce genre de dialogue apparait régulièrement, on ne sait plus vraiment qui dit quoi, et bizarrement certaines choses que Betsy pensent deviennent immédiatement de notoriété publique. Soit, c'est une sorte de nouvelle capacité royale de Betsy, soit il y a un gros soucis d'écriture.
Tant que je suis sur le sujet, on apprend que le père de Mark est très malade et vit dans un institut spécialisé... Enfin je croix que c'est son père, parce que d'une page à l'autre, c'est soit son père, soit son grand-père... Pour le coup, je ne sais pas si l'erreur vient de la VO ou de la VF, mais ça n'aide pas à suivre la trame.

En résumé, je continue cette saga pour deux raisons, les personnages principaux et l'humour. Mais le style d'écriture à la limite du compréhensible par moment et la foule de personnages inutiles m'agace, et à un moment je pense que les qualités de la saga ne seront plus suffisants pour me faire continuer.

Une mention spéciale pour l'illustratrice de la saga en VF, car je trouve ses dessins particulièrement réussis, et qui collent parfaitement à l'esprit très second degré des romans, je vous donne le lien vers son blog, j'étais tombé dessus par hasard, et son style très girly m'a beaucoup plu. 

Pour finir merci à la dream Team de Livraddict de m'avoir permis de participer à ce partenariat avec Milady ! Mon billet est en demi teinte, mais malgré ses défauts, cette saga est idéale à lire après une dur journée au travail !

Bonne lecture aux fans de Betsy et de Sinclair !

lundi 12 décembre 2011

Le passeur - Lois Lowry

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Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. La désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont "élargis", personne ne sait exactement ce que cela veut dire.
Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir: c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, les générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'oeil humains pouvait encore voir les couleur, quand les gens tombaient amoureux.
Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté.
Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.


J'avais déjà lu ce livre, quand j'étais plus jeune, mais j'en avais gardé une impression très forte. En tombant dessus à la bibliothèque je me suis dit que ce serait sympa de le relire avec mes yeux d'adulte. Il faut dire que c'est un livre jeunesse, et un dystopie. Deux choses qui, réunies, ont tendance à me décevoir.
Mais pour le coup, je suis rentrée du travail, j'ai entamé ma lecture et je l'ai finit avant d'aller me coucher. Ce roman est un chef d'œuvre, tout simplement.

Pour commencer, donc c'est dystopie ( en gros une dystopie est œuvre d'anticipation sociale, montrant un avenir possible de l'humanité, sous-genre de la science-fiction), on entre dans une communauté qui n'a quasiment aucun rapport avec d'autre communautés environnantes. Les membres la composant ont une vie entièrement régi par le comité des anciens, qui leurs ont choisi leur métiers, leurs "unités familiales". Tout est fait pour que personne ne ressente la moindre émotion, ni aucun doute. Le lecteur est plongé dans un monde qui de prime abord semble idyllique, c'est au fur et à mesure qu'on se rend compte que sous cette perfection se cache l'annihilation totale des sentiments, du libre arbitre et de l'individualité. 
On suit Jonas, ce jeune homme est sur le point de devenir un douze ans, moment sacré où leur profession leur est assignée.  Il n'a aucun doute sur la perfection de sa vie, et ce qui est le plus effrayant à mon avis, c'est que lui comme tout les autres dans sa communauté ont parfaitement conscience de n'avoir aucun choix, et de suivre un chemin tout tracé, et ça leur plait, puisqu'ils pensent que si l'Humanité à précédemment été en péril c'est parce que les Hommes avaient le choix, et en faisaient n'importe quoi.

Petite apparté : j'ai dit plus haut que les dystopies, surtout dans les jeunesses me déçoivent souvent (à ce sujet, bientôt dispo, mon billet moyennement doux sur Uglies de Scott Westerfeld ). En fait j'ai une sorte de baromètre perso à ce sujet, tout simplement si un roman arrive à me faire penser "peut-être que ce serait plus simple comme ça", et bien, je me dis que l'auteur à su développer et argumenter suffisamment son sujet. Bien sûr je me déteste après avoir pensé une chose pareille ( 1984 a été une lecture particulièrement éprouvante à cause de ça). Mais si l'auteur réussi à me faire renoncer à tout ce que je crois, même l'espace d'un instant, c'est que son livre est vachement bien écrit quand même !

Revenons au sujet, Jonas, 11 ans donc au début de l'histoire et qui se voit assigné d'un destin terrible et merveilleux puisqu'il devient le nouveau dépositaire de la mémoire, et ce découvre les souvenirs de l'Humanité, les guerres, l'amour, les couleur, la musique, la douleur, la neige et le soleil. On peut suivre son évolution lentement au fur et à mesure des nouveaux souvenirs qu'il découvre l'histoire du monde et son passé, et surtout quand il découvre les secrets de son monde parfait. 
Jonas est un personnage passionnant, son évolution est mesurée, il est intéressant, riche et très attachant. J'aimerai le retrouver dans d'autres romans, je l'ai beaucoup apprécié.

En bref, un livre absolument passionnant et très bien écrit. S'il est classé en jeunesse, c'est à mon avis, car l'écriture est très simple et permet de faire comprendre même à un jeune lecteur un monde complexe et une philosophie très réfléchie. Mais pour autant, il n'est pas du tout ennuyeux pour un adulte, qui mettra simplement beaucoup moins de temps à le lire.

Le passeur  est le premier tome d'une trilogie, viennent ensuite L'élue puis Messager. Je n'ai pas encore lu ces romans là, mais je sais qu'ils ne suivent pas le personnage de Jonas, même s'ils sont situés dans le même monde, quelques années plus tard.


Un roman à lire absolument, à tout âge  !

mercredi 30 novembre 2011

Tome 4 : Vampire et... Irrécupérable - MaryJanice Davidson

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Les choses deviennent sérieuses ! Betsy prépare son mariage avec Sinclair ! Tout serait parfait si ces satanés fantômes de venaient pas aussi souvent lui demander un service avant de passer... où d'ailleurs ? Et puis ce serial killer qui circule en ville, s'attaquant aux jeune femmes blondes. Sans oublier les factions européennes de vampires qui ne veulent pas vraiment l'accepter en tant que Reine... Il va peut-être falloir repousser le mariage.

Voici donc le quatrième tome des aventures de Betsy, Reine des vampires et de sa joyeuse bande.
J'ai eu un gros soucis sur les personnages dans ce tome. Pas avec les principaux, Betsy et Sinclair, qui sont toujours aussi sympathiques et de plus en plus profonds, Betsy réussissant parfois à être sérieuse, et même ô miracle à se servir de son autorité royale, pendant que Sinclair le vampire métro-sexuelle révèle de nouvelles facettes assez surprenantes de sa personnalité.
Non, mon soucis vient des autres personnages.

Pour commencer, Tina et Mark, qui apparaissent respectivement 3 et 2 fois dans ce tome, et de manières complétement inutiles. J'ai eu l'impression que MaryJanice Davidson s'est soudainement rappelé qu'elle avait créée des personnages et que ce serait bien de s'en servir, alors pof, on vous place discrètement. Mouais, bof quoi... Grosse déception.

Autre soucis de personnages, Cathie, hé oui encore une nouvelle ! Je ne suis pas déçue du perso en lui-même, elle est marrante Cathie, même si elle est assez floue pour le moment, pas vraiment définie. Mais je me doute qu'elle sera utile par la suite. Non, mon soucis vient du fait que si elle entre en scéne, vu comme l'auteur a du mal à gerer son petit monde, ça veut qu'un autre membre de l'équipe va se retrouver évincé du prochain tome. Et je pense que la prochaine à devenir une plante verte dans la saga sera Jessica, qui soyons honnête ne sert de toute manière pas à grand chose à part payer le loyer, et respecter les quotas (personnage noir, tout ça).

En fait, il n'y a que Laura dans les personnages secondaires qui tire son épingle du jeu. Elle devient vraiment interessante. Elle a un petit côté "come to the dark side, we have cookies" qui me plaît bien. Elle est très présente dans le tome 4, et je me doute que ce sera comme ça pendant un bon moment !

Ce qui est un bon point, puisque ça veut dire l'auteur arrive à suivre un certain fil conducteur sur sa saga ! Les éléments précédemment utilisés sont enfin en place, bien sûr il a fallu que je me rende à l'évidence, le thème ne sera sans doute jamais la société vampirique dont Betsy en supposé être la Reine, dommage car les rares scènes où Betsy joue à la Reine sont parmis les meilleures et les plus drôles de la saga, à mon avis. Mais sinon, on sent que l'auteur à posé les éléments et que ça coule tout seul, que l'histoire est place.
Sauf, le détail qui me gène, Laura mentionne qu'elle a croisé un loup-garou... Oui j'ai peur, peur que MaryJanice se croit suffisament bien dans son roman pour y inclure en plus des compagnons poilus...

Le truc c'est que toutes ces détails qui me chiffonnent, au final n'influence pas tant que ça ma lecture. Je passe quand même d'excellents moments avec cette saga, beaucoup d'humour, du sexe (de plus en plus d'ailleurs) un peu de sang et des chaussures. Quel programme !

En résumé, un quatrième tome toujours aussi drôle, mais la qualité de la saga tient dans son personnage principal uniquement. Il faut l'aimer dès le début, sinon il vaut mieux arrêter la saga.

dimanche 20 novembre 2011

De l'autre côté du lit - Alix Girod de l'Ain

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Ariane vend des bijoux à mi-temps et s'occupe de deux enfants ainsi que de la maison le reste de la journée. Hugo, son mari, dirige une société de location de matériel de bricolage, il part tôt et rentre tard. Chacun de leur côté, ils commencent à s'ennuyer et souhaitent du changement. Pour cela, il leur suffit d'échanger leurs vies ! Chacun passe de l'autre côté du lit, mais en échangeant les jobs, on échange aussi le caractère !



L'histoire est vraiment originale, jouant sur les cliché des rôles de chacun au sein du couple, le roman est vraiment drôle. Les personnages sont assez naturels, ils cherchent à s'épanouir tout en conservant leur couple. Les personnages secondaires sont également intéressants, suffisamment détaillés pour être crédibles mais sans voler la vedette à nos héros.

La narration est également originale. Chaque chapitre représente un mois de l'expérience « échange de vie » supposée durer 10 mois. La narration passe du point de vue d'Ariane à celle d'Hugo de manière asse claire, on ne se perd pas en le lisant. J'ai beaucoup apprécié le compte rendu de leur coach à chaque fin de chapitre pour résumer le mois passé, cette petite touche très sérieuse apporte un point de vue externe et plus sérieuse. Il faut avouer que le reste du roman ne l'est pas trop, sérieux, l'auteure ne mâche pas ses mots, sans tomber dans le vulgaire, le registre est familier, très naturel là aussi.


Le point négatif, le rythme. Le début est assez long à se mettre en place, au bout d'un tiers du roman, l'histoire se met vraiment en place et devient plus intéressante. Si la suite s'accélère, la fin pour le coup arrive très vite. Peut-être trop, j'ai eu l'impression que la fin était bâclée, et que du coup toutes les dernières infos sont jetées pêle-mêle dans le dernier chapitre. Dommage, car même s'il m'a plu, ça laisse un désagréable souvenir, on reste souvent sur la dernière impression !


Malgré ce soucis de rythme ce roman reste une agréable découverte, mais j'ai un peu peur de lire l'autre livre de l'auteure Sainte Futile dont je n'ai lu que de mauvais avis, j'hésite mais si j'arrive à l'emprunter j'essaierai de me faire mon avis dessus ! 

Et vous, joyeux lecteurs, le connaissez-vous ?


 Encore un livre lu pour le challenge  Chick-lit d'Evy !

Swap "les livres font leurs valises"

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En avril dernier petitebelge66 avait eu une super idée de Swap, "les livres font leurs valises", le principe est que chaque participant devait envoyer un livre de sa biblio qu'il a aimé à un autre participant, bah oui parce que nos livres au bout d'un moment ils s'ennuient dans nos biblio si on ne les lit pas (certains dans ma PAL ont organisée une thérapie de groupes pour livres abandonnés tellement ils y sont depuis longtemps).

En théorie c'était une super idée, et je me suis inscrite sauf que mon bînome de swap, a décider de ne pas me donner signe de vie... Du coup j'étais un peu blasée mais bon, c'est aussi le risque d'un swap !
Sauf que les autres participants n'étaient pas d'accord, et plusieurs d'entre eux m'ont envoyer un petit paquet de consolation ! Ce qui est absolument adorable !
Donc voici les photos !




Pour commencer voici donc les contenus des paquets de Stawberry, Chronique du soupir de Mathieu Gaborit qui me faisait envie chez mon dealer de livres (tu as parfaitement choisi) un ravissant marque page et une très belle carte, ensuite celui d'Everbook Miranda sans tout ses états, que tu as parfaitement choisi, en effet j'adore la chick-lit ! et en paquet de bonbons Haribo, qui m'a permis de découvrir que désormais il en existait des turquoises ! Merci les filles !


 Ensuite, sur la gauche le colis de Fée-tish avec La double vie de Pénélope B. encore de la chick-lit, parfait ! Ainsi que deux marque-pages promotionnelle très jolis, qui ont rejoint ma boite à marque page ! Puis celui de Pimousse4783 qui contenait une adorable sucette que je n'ose pas manger tellement elle est mignonne, une jolie cart, et Oscar et la dame rose, que je souhaitais lire depuis très longtemps ! Merci les filles vous avez parfaitement choisi !






 Celui de Jed's Burdy         J'ai commencé par un joint également un livre qui faisait parti de ma wish-list, et une carte. Merci beaucoup !




Les colis suivants sont de Leatitiabruxelles avec deux folio Journal de Berlin de Kimhi Alona, dont j'avoue je n'ai jamais entendu parler, donc une découverte en perspective et Une fantaisie du Docteur Ox de Jules Verne. Ensuite, Le cas Jack Sparks, tome 1 envoyé par Frenchdawn, encore un livre que je ne connaissais pas mais dont le résumé me plait! Pour terminer Juste une regard d'Harlan Coben envoyé par chtite-mome, qui me fait ainsi découvrir un thriller qu'elle aime beaucoup, ça tombe bien c'est un genre que je lis jamais, donc ça me fait une excellent raison de commencer !





Un swap donc qui commençait mal mais qui a très bien finit (sauf pour ma factrice) ! J'ai noté toutes vos adresses, et je vous renverrais très prochainement quelque chose également !

Merci à toutes pour votre swapidarité !

samedi 19 novembre 2011

Tome 3 : Vampire et... complexée - MaryJanice Davidson

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C'est reparti pour un tour, Betsy, qui désormais n'a plus besoin de travailler puisqu'elle a "hérité" des biens de Monique n'en est pas moins occupée. Lorsqu'elle apprend que sa belle-monstre est enceinte, elle découvre également que ce n'est pas sa première grossesse, Betsy a une autre demi-soeur, à peine plus jeune qu'elle ! Sauf que d'après le Livre des Morts, la demi-sœur de la Reine des Vampires est également la fille du Diable, destinée à dominer le monde.
Reste à déterminer l'ordre des priorités, doit-elle d'abords s'occuper de sa petite soeur démoniaque, ou bien lire enfin le Livre des Morts pour éviter d'autres surprises ? Et puis bien sûr, elle doit s'acheter de nouvelles chaussures pour célébrer un mariage...

Les deux premiers tomes me laissaient sceptiques sur la qualité de la saga, même si j'avais passé de bons moments en lisant les aventures de Betsy et de sa bande, je trouvais que ça manquait d'une trame de fond.

Dans ce troisième tome, on sent enfin que l'histoire évolue ! Betsy se trouve confrontée à ses erreurs, et elle doit en subir les conséquences. Le fait de se découvrir une petite-sœur également la change. Dans ce tome elle prends des responsabilités et assume enfin ce qu'elle cherchait à éviter jusqu'à présent. Bien sûr, toujours égale à elle-même, elle pense beaucoup à ses chaussures, mais elle a enfin mûrie, elle semble presque prête à jouer son rôle de reine.
Les autres personnages ne sont pas épargnés, il faut dire que Betsy a vraiment fait une grosse bêtise ce coup-ci, et tous le vivent assez mal. On en découvre certains blessés, alors que d'autres pardonnent et comprennent facilement. On découvre beaucoup de choses sur leurs personnalités et leurs passés. Des personnages jusqu'ici secondaires et que je trouvais ternes et caricaturaux deviennent enfin intéressants. 
Quand au nouveau personnage, Laura, la demi-sœur, elle est génialement surprenante !  Complétement inattendue, une vrai bonne surprise, très bien décrite et attachante. 


Le défaut que je trouvais que je trouvais à cette saga était le manque de trame, dans ce troisième tome, les éléments disséminés précédemment commencent à s'emboiter ! On est loin d'une mythologie réelle mais c'est un début. 
C'est toujours un bon moment passé en compagnie de Betsy, même si ce tome est beaucoup moins drôle que les précédents, et un peu plus torride aussi. Un peu plus adulte en fait.


Toujours pas de coup de cœur pour cette saga, mais un livre sympathique qui détend, c'est déjà bien !
A suivre...

mercredi 16 novembre 2011

Die for me ( tome 1) - Amy Plum

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Lorsque ses parent décèdent, Kate et sa sœur partent vivre chez leurs grand-parents à Paris. Pour Kate, le seul moyen de faire son deuil est de s'isoler complétement, elle se plonge dans ses livres pour oublier, mais c'est sans compter Vincent. Au fur et à mesure que leurs routes se croisent, ce mystérieux jeune homme l'interpelle. Ce qu'elle va découvrir va profondément changer sa vie...


En un mot ce livre est fascinant !

L'histoire est parfaitement menée, Amy Plum manie intelligemment son rythme. Très rapidement on rentre dans le vif du sujet, le mystère autour de Vincent et de sa bande dure suffisamment longtemps pour accrocher le lecteur, mais sans devenir frustrant. La tension monte doucement, les questions se multiplient mais sont rapidement répondues. C'est très addictif comme procédés, car même en ayant envie de refermer le livre pour aller se coucher, on se dit qu'on peut bien lire un chapitre de plus puisque la réponse y sera. C'est diabolique!

La mythologie qu'a créée Amy autour de ses personnages est plutôt originale. Je l'ai trouvé bien argumentée et crédible... Disons que si c'était réel, sa solution est envisageable. Beaucoup plus que des vampires qui clignotent au soleil par exemple... A la fin du roman, il y a encore beaucoup de questions en suspens, et son monde et son monde semble tellement riche et bien détaillé que j'ai hâte de lire la suite.


Kate est une ado normale et très agréable à découvrir, une fille qui pourrait être une amie. Elle est réfléchie et mature, mais aussi drôle et touchante. Son personnage ma beaucoup plu.
Vincent beaucoup moins, c'est d'ailleurs lui le seul point négatif de ce livre, il m'a agacé, tellement propret et gentil. Ce n'est pas qu'il manque de profondeur, l'auteure le décrit très bien, avec son passé et ses émotions. C'est juste qu'il m'agace ! Ça arrive parfois.
Les autres personnages sont également plaisants, même si on les connait moins, leurs vécus sont moins détaillés. Il y a assez peu de personnages importants, ce qui est un bon point, trop de personnages perdent le lecteur, entre leur physique, caractère, passé ça fait beaucoup de choses à retenir. Ici il n'y a qu'une dizaine de personnages récurrents, ça suffit largement, et ça permet à chacun d'être suffisamment détaillés pour être intéressant.
J'avoue, j'ai eu un gros coup de cœur pour Jules, ça fait très longtemps qu'un personnage masculin ne m'avait pas autant séduite. J'espère qu'on en apprendra plus sur lui dans les suites !

Le décor ici a une importance capitale (hihi) puisqu'en situant son action à Paris, Amy fait une véritable déclaration d'amour à la ville. Elle décrit chaque rue et bâtiment avec une certaine tendresse, on peut sentir qu'elle connait très bien et aime cette ville. Le contraste entre les scènes en  intérieures et celle en extérieures est saisissant. Les balades dans les rues, ou les cafés ont une ambiance légère et romantiques, alors que les scènes à l'intérieur, que ce soit chez Kate, chez Vincent ou ailleurs, portent toutes une certaines tension et sont souvent plus sombres et riches en révélations.


Voici donc une excellente découverte, uniquement disponible en anglais pour le moment. Bayard jeunesse l'a acheté mais il n'y a pas encore de dates de sorti d'annoncé.
Pour les anglophones, le tome 2 Until I die sort en mai 2012 !


N'hésitez pas à faire un tour sur le blog d'Amy Plum !


Un dernier mot, en anglais : I really loved this book, I can't wait for the next one ! And the author seems very nice and close of her fan, which is even greater. Thanks for giving me the idea of reading it Elise !

Les autres participants de cette lecture commune organisée par Elise, passez voir leurs avis : Elise, Malorie57, Pommette, Ptitetrolle, Priline, Cajou, Rose, Naminé, Plumeline, Avalon, Ptitelfe et Kourai.

lundi 14 novembre 2011

Tome 2 : Vampire et Fauchée - MaryJanice Davidson

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Betsy est la Reine de Vampires, en tant que telle elle se doit au minimum d'être bien chaussée. Sauf qu'être Reine ne paie ni les factures, ni les chaussures. Elle pourrait accepter l'offre de son fiancé ? Sauf qu'elle l'exècre, et puis de toute manière elle a trouver un boulot chez Macy's ! Entre son nouveau travail et sa dépendance à la mode, il faudra néanmoins qu'elle trouve le temps de saluer ses sujets venu la rencontrer, et aussi de calmer certains vampires qui contestent son statut.

J'avais trouvé le premier tome sympa mais sans plus, j'ai comme même décidé de lire le tome 2 dans la foulée, histoire d'avoir encore l'histoire en tête. Résultat, celui-ci m'a beaucoup plus plu !

En entamant ma lecture, je n'étais pas vraiment avide de lire la suite. Pourtant ce tome m'a rapidement conquise. Encore une fois Betsy m'a plu, cette fois avec son attitude "non mais ho, je veux travailler, je vais pas me laisser entretenir financièrement sous prétexte que je suis reine". Même si je l'accorde son discours est très répétitif, voire un peu agaçant au bout d'un moment, j'ai énormément aimé cette facette d'elle.
Sinclair, ah, Sinclair ! Il devient plus sympathique dans ce tome, on découvre un peu plus ce qu'il pense et ressent. Parfait en roi des vampires, c'est unpersonnage fascinant, et j'espère en apprendre beaucoup  plus sur lui dans les prochains tomes.
Sincérement,les autres personnages sont quasiment absents danns ce tome. Enfin, ils sont présents, mais ils manquent réellement de charisme et de personnalité. Bien sûr ils étaient déjà caricaturés dans le premier tome, la meilleure amie riche et le meilleur ami gay surtout, mais ici on a l'impression qu'ils ne vivent plus que de cette caricature et n'ont aucune utilité en dehors. Dommage, mais c'est vrai que lecouple Besty/Sinclair  a tellement de présence qu'ils prennent toute la place !

L'auteure n'a pas changé sa façon d'écrire, toujours très drôle, parfois peut-être trop. On  a parfois le sentiment qu'elle se fait tant plaisir sur cetaines blagues qu'elle en oublie l'histoire. Dans ce tome on en apprend un peu plus sur les vampires et sur leur histoire mais on gratte à peine la surface, il y a encore beaucoup de chemin avant qu'une réelle mythologie ne se mettent en place.
Avouons le, MaryJanice Davidson flirt avec la limite du vulgaire, mais sans vraiment y tomber, notamment grâce au second degré même dans les scènes les plus torrides. Mais définitivement ce n'est pas un livre à mettre entre toutes les mains.

En résumé, une sage drôle mais pas palpitante. La seule chose qui me donne envie de lire la suite c'est que Milady à la bonne idée de mettre le prologue du tome suivant à la fin du livre. Et sincérement, le tome suivant me fait très envie !
A suivre très vite donc.

lundi 7 novembre 2011

Jusqu'aux yeux - Zoë Barnes

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Mel, 25 ans est célibataire depuis que son petit-ami l'as quitté pour sa colocatrice. Ambitieuse, sa place de responsable du rayon prêt a porter masculin d'un grand magasin de Londres lui convient mais quand une opportunité se présente, elle saute dessus et travaille encore plus. Quand elle apprend sa grossesse, elle une working-girl célibataire, que faire ? Et si c'était un nouveau défi pour la jeune femme ?

Vous l'aurez compris, voici une histoire pour les femmes ! Mél est un personnage sympathique, qui voit cet imprévu comme un défi, et qui se sent perdu au milieu des « mères normales », elle vit sa grossesse avec beaucoup d'auto-dérision et d'humour. Au fur et à mesure, elle apprend à aimer son enfant et devient vraiment touchante. Les personnages secondaires, pour la plupart sont beaucoup moins intéressants, et assez peu travaillés par l'auteur; à l'exception de Mandy, jeune fille de 18 ans dont le petit-ami est en prison. Mandy est très surprenante et détruit beaucoup d'idée préconçues, elle est mon personnage préféré de ce livre, et je pense qu'il mérite d'être lu, juste grâce à elle !

Concernant le style de l'auteur, c'est assez drôle, plusieurs passages, notamment ceux avec Mandy méritent même un éclat de rire ! Pour la narration, la plupart du livre est vu du point de vue de Mél, mais parfois le sujet change et on suit un autre personnage sur quelques paragraphes. De mon point de vue ça n'apporte pas grand chose, mais ce n'est pas vraiment gênant non plus.

En résumé, pour une fois qu'un livre aborde la grossesse avec humour, on ne va pas bouder notre plaisir à la lire ! Si en plus il est assez bien écrit et les personnages sont sympathiques, autant sauter dessus !



vendredi 4 novembre 2011

Tome 1 : Vampire et ... célibataire - MaryJanice Davidson

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Betsy vit une très mauvaise journée, non seulement elle se fait virer mais en plus elle meurt ! Le pire est encore à arriver, en se réveillant à la morgue, elle se rend compte que quelqu'un la vêtue d'un affreux tailleur et d'une paire de chaussure bas de gamme ! Entre l'acclimatation à son nouveau régime et ces satanée vampires qui la confondent avec une reine annoncée par une prophétie, elle ne sait plus où donner de la tête !


Je n'aime pas beaucoup les livres sur les vampires en général, surtout ceux qui sont publiés en ce moment... Mais celui-là me tentait bien, à cause du côté "chick-lit" annoncé. Résultat, pas un coup de cœur mais juste une lecture agréable.

L'héroïne, Betsy est parfaite, tout droit sortie de Sex and the city, la seule chose important à ces yeux, son point faible ultime, les chaussures, ce qui provoque des situations vraiment hilarantes. Elle est complétement décalée par rapport aux autres vampires, mais également des humains, elle semble toujours à côté de la plaque. Elle incarne une vraie héroïne de chick-lit perdue dans un film d'horreur. Je l'ai trouvée pétillante et drôle, son simple personnage suffit à porter le roman.
Concernant les autres personnages, ils sont également de parfaits clichés du roman de chick-lit, à l'exception des personnages vampiriques, qui semblent à la limite de la parodie du genre.

Vous l'aurez compris, ce roman est dans l'exagération et le décalage. L'auteure semble écrire au second degré, excepté durant quelques cours paragraphes plus sérieux, où elle pose les bases d'une vrai saga. Personnellement j'ai trouvé l'histoire de fond, la prophétie et autres histoires de clan, un peu fade, pas vraiment travaillée, comme si le délire de Betsy avait pris le pas sur le reste. Ce manque de trame m'a un peu déçue, avec déjà 10 tomes publié en VO, je pensais me lancer dans une saga un peu plus réfléchie, malgré le côté superficielle de l'héroïne.

Je précise concernant le style d'écriture, que certaines scènes sont assez crues, et les dialogues n'adoptent pas vraiment un langage soutenu. Donc un livre à ne pas mettre dans toutes les mains, que celles qui évitent la vulgarité dans tout les sens du terme s'éloignent donc !

En résumé, c'est un livre sympathique mais je n'ai pas vraiment trouvé que c'est un bon début de saga. Je lirai le tome deux, qui attends dans ma PAL, mis je verrai pour la suite.

Pour aller plus loin voici un lien vers le site MaryJanice Davidson, en anglais bien sûr !

mardi 1 novembre 2011

Avis de grand frais - Isabel Wolff

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Le jour de l'anniversaire de mariage de Faith et Peter, la meilleure amie de celle-ci juge utile de lancer une insinuation venimeuse sur la fidélité de Peter… Aussitôt, dans la tête de Faith, c’est le branle-bas de combat. Pourquoi, en effet, Peter est-il plus mince et élégant que jamais ? Pourquoi est-il aussi nerveux ces derniers temps ? Et que manigance Lily, tout en protestant n’avoir à coeur que les « meilleurs intérêts » de Faith ?
Les doutes lancinants de Faith virent rapidement au profond malaise...


Faith signifie "foi" et elle porte bien son nom ! Faith est, une fois n'est pas coutume, un personnage que je n'ai pas aimé. Sa confiance éternelle et absurde pour le genre humain m'a énervée. Elle m'a semblé en faire trop, beaucoup plus caricaturée et moins profonde que les autres héroïnes d'Isabel Wolff, elle ne semble pas évoluer durant le roman. Elle répète toujours les mêmes erreurs sans retenir le moindre enseignement.
Les autres personnages sont tout aussi agaçants. Dès qu'on les rencontre, on les comprends de suite, ils n'ont aucune profondeur, et restent fidèles à cette première image que l'on se fait d'eux.

L'histoire en elle-même est sympathique mais pas très originale. Si Faith est surprise de tout, le lecteur ne l'est pas. Chaque rebondissement est téléphoné, chaque action est prévisible simplement parce que les personnages font exactement ce qu'on attend d'eux, en parfaites caricatures d'êtres humains.

Le point positif c'est l'humour de ce livre, c'est le premier livre d'Isabel Wollf que j'ai trouvé vraiment drôle, le style est beaucoup plus enjoué que ces autres romans. Les situations sont moins crédibles, c'est peut-être mon gout pour l'absurde qui parle mais ce côté irréaliste m'a plu.

En résumé, si habituellement j'aime cette auteure, ce livre-ci m'a beaucoup déçue, mais ça ne m'empêchera pas de lire ses prochains ouvrages !

lundi 31 octobre 2011

Tome 3 : Beautiful Chaos - Garcia & Stohl

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Le 19 octobre est sorti le troisième tome de la saga The Caster Chronicles, le bien nommé Beautiful Chaos.
Attention, ce qui suit contiendra des spoilers concernant le deuxième tome,donc que ceux qui ne l'ont pas encore lu s'éloignent de leur ordinateurs !
Non ? J'avais prévenu !


Une chaleur étouffante oppresse la ville de Gatlin, et le temps est tellement détraqué que certains pense que la fin du monde arrive. C'est peut-être le cas car Léna en refusant de choisir entre Dark et Light à fausser l'Ordre du monde, un nouvel Ordre doit être créer, mais pour cela celui déjà en place doit être détruit.
Nos héros vont devoir affronter les conséquences de leurs actions du tome précédents.

J'étais folle de joie et toute frétillante en commençant ma lecture, après tout la fin du tome 2 ne laisse pas vraiment nos héros en bonne position. Soyons clair dès le début, ce tome est encore meilleur que le précédent.

Beautiful Chaos , titre parfaitement adapté puisque effectivement, ce tome traite principalement de la descente aux Enfers de la ville de Gatlin, et de ses habitants, qui au début vivent dans un joyeux bordel, qui dégénère très vite dans le chaos le plus complet. On suit leur désarroi, face à des événements qui semblent ne plus avoir d'issue.
L'histoire générale de la saga s'approfondit encore, mais les auteurs savent bien joués, elles répondent à certaines questions restées en suspens tout en nous donnant envie de poursuivre l'aventure avec elles, à la fin du livre, beaucoup de choses sont encore à éclaircir. Si ce tome est moins riche en révélations, les auteures ont réussi à trouver un certains équilibre de façon à nous en apprendre toujours plus sur le monde qu'elles ont créée, mais suffisamment distillée pour ne pas nous perdre. Les histoires d'amours ont toujours de l'importance, comme  l'importance de l'amitié et de la famille.
Les auteures nous évitent le ton désespéré qui pourrait être utilisé grâce à une bonne touche d'humour apportée par Link devenu Linkubus et Ridley qui a perdu son attitude de Sirène, ces deux-là participe grandement au chaos ambiant.
Les personnages ont évolués, on le sent, ils ont muri, leurs relation ont changé. J'ai trouvé certaines tournures de leurs relations personnelles très touchantes et naturelles, j'ai eu mal pour eux, et pour la première fois depuis longtemps dans un livre j'ai pleuré pour eux.
Le seul point négatif est le personnage de Léna, si jusqu'à maintenant je l'appréciais, j'ai trouvé qu'elle n'avait aucune utilité dans ce roman, elle me semble transparente. Dommage, mais pour le coup je suis déçue.

Cette saga a été un coup de cœur sur le premier tome, et chaque suites me confirme dans mon idée,  c'est une saga d'une très grande qualité, très bien écrite, et passionnante!
 

mercredi 19 octobre 2011

Les amours de Laura Quick - Isabel Wolff

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Laura, trentenaire dont le mari a disparu, décide d'aller de l'avant, prête à refaire sa vie et devenue présentatrice d'un quizz télévisé, sa vie recommence!


Dans les premières pages, Laura décide de ranger les affaires de Nick, son mari disparu depuis trois ans. Dès les premières pages, Laura m'a plu. Ses réflexions et ses actions m'ont touchées, elles semblaient parfaitement justes. Durant tout le roman, Laura est un personnage attachant, crédible, naturelle.

Elle et ses proches traversent des histoires assez sombres et sont confrontés à des problèmes adultes. Ici, vous ne trouverez pas d'amourettes fleurs bleues et idylliques mais des histoires communes et dures,  divorces et garde d'enfants partagé, la disparition du mari de l'héroîne, mais également beaucoup de réflexions concernant la grossesse, ses suites et le lien entre le père et l'enfant, ce sujet-là, assez peu abordé dans la littérature féminine, est traité avec beaucoup de pudeur.

Comme toujours avec Isabel Wolff, les descriptions sont sommaires, les phrases assez courtes. Beaucoup de détails sont sous-entendu dès les premiers chapitres mais ne sont révélés entièrement que plus tard, ce qui donne encore plus envie de lire la suite très vite ! J'ai eu du mal à la reposer tant j'ai aimé l'héroïne et tant je voulais connaitre la suite.
Il faut l'avouer on pourrait vite avoir pitié des personnages, mais l'auteure nous l'évite grâce à un ton léger, sans pour autant tomber dans l'humoristique, ce roman fait sourire. Des thèmes pourtant graves sont abordés avec douceur et pudeur.

Un excellent roman d'Isabel Wolff, un de ses meilleurs je pense, pour toutes celles qui souhaitent lire une histoire sérieuse mais avec le sourire aux lèvres !


jeudi 13 octobre 2011

Rose à la rescousse - Isabel Wolff

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Rose Costelloe travaille au Daily Post, non pas comme journaliste mais en tant que Madame Détresse. Un comble pour une femme qui vient de divorcer et qui accumule les dettes. Entre un chef qui veut plus d'histoires croustillantes dans sa rubrique, un nouveau colocataire à gérer, et de mystérieux coups de téléphones anonymes, la vie de Rose n'est pas très simple !

Isabel Wolff nous présente Rose,une femme d'aujourd'hui, indépendante, qui cherche à se relever malgré tout. Elle est très naturelle et son histoire pourrait être celle d'une amie. Rose n'est pas sans défauts,un peu naïve, très mauvais juge de caractère, un peu impulsive, le lecteur aura sans doute parfois envie de la gifler. Mais on n'a ce genre de réactions qu'avec un personnage que l'on aime et auquel on tient !
Les personnages secondaires sont également intéressants, Bev, l'amie paraplégique et son chien Trévor, pleins d'espoir face à la vie sont des personnages très touchants.
Depuis le divorce de Rose, ses amies sont devenues plus importantes que les hommes. Du coup, le thème le plus important de ce live est sûrement l'amitié, l'auteure décrit avec justesse ces jours où une amie avec qui refaire le monde vaut plus que tout.

Le style d'écriture est très simple, l'auteure privilégie les phrases courtes, sans trop de descriptions, la plupart des décors le lecteurs devra se l'imaginer lui-même.
Il y a beaucoup d'humour dans ce roman, principalement dans les situations quasiment absurdes auquel notre héroïne est confrontée, mais également de la part des personnages qui maitrise l'art de la répartie. Par exemple Rose comparera un homme avec qui elle était sorti, à une lampe à lave « très décoratif, sans être une lumière »

En résumé, c'est un livre léger, idéal pour les femmes qui souhaitent se détendre en lisant les aventures d'une femme dont la principal occupation n'est pas d'assortir chaussures et vernis à ongle.


lundi 11 avril 2011

Un chant de Noël – Charles Dickens

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Quel meilleur jour de l’année pour poster un mot sur ce livre ? Hier soir peut-être, juste avant le coucher des enfants… Oui, mais hier soir j’étais un poil occupée, donc bon… (billet posté pour la première fois le 26 décembre 2009)

Un chant de Noël est l’histoire d’Ebenezer Scrooge, un vieil homme, avare, égoïste et grincheux. La veille de Noël, le fantôme de son associé Jacob Marley lui rend visite; en effet à sa mort il est devenu fantôme pour se racheter de son comportement de son vivant. Pour aider son ancien ami à ne pas connaître le même sort il lui annonce la venue de trois fantômes les trois prochaines nuits. Il devra les écouter, voyager avec eux, et espérons-le, changer !

Concernant le style, je me suis profondément ennuyée sur une grosse partie du livre, trop de descriptions à mon goût. J’ai sauté pas mal de passages.
Les personnages sont un peu caricaturaux, le méchant Scrooge, le gentil neveu, le commis qui a tout les malheurs du monde, l’ancien associé repentant de ses mauvaises actions… Comme dans un conte en fait…
La narration est originale (comparé à ce que je lis d’ordinaire), l’histoire est racontée par un narrateur externe. J’ai commencé ma lecture comme toujours, dans ma tête, mais je n’arrivais pas à rentrer dedans. Finalement je l’ai recommencé du début mais à voix haute et soudainement j’ai réussi, à partir de là, je l’ai dévoré. Malgré la longueurs des descriptions et la simplicité de l’histoire, j’ai voulu connaître la suite.

C’est une histoire parfaite à raconter à des enfants, un peu de frissons avec les fantômes, une morale gentillette et une fin où tout le monde s’aime (désolée du spoiler mais franchement vous vous y attendiez, non ?). Mais je pense que pour des adultes, l’intrigue est un peu mince.

Ce livre est à mon avis le livre idéal à lire à des enfants le soir de Noël, je comprends qu’il soit devenu un classique parmi les contes, le cadre (Noël dans un Londres victorien), le ton du narrateur et bien sur l’histoire.

Il fait désormais parti des livres de ma liste “cadeaux à faire”, j’ai juste à attendre qu’une amie tombe enceinte et hop je le lui offre. Après tout, n’est-ce pas en lisant des histoires aux enfants qu’on leur donne le goût de lire ?

Le cadeau du Froid – Velma Wallis

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Tout d’abord, merci à Livraddict et aux Éditions JC Lattès de m’avoir permis de participer à ce partenariat.

Velma Wallis est née en Alaska, dans le Cadeau du froid elle partage avec nous un conte que sa mère lui a raconté il y a bien longtemps.

Pendant l’hiver, la nourriture se raréfie, les tribus doivent donc se déplacer pour suivre les animaux, c’est leur seul moyen de survivre aux longs hivers. Sur le chemin, le froid et la faim forcent parfois les chefs à prendre des décisions difficiles. Cet hiver, le chef décident d’abandonner deux vieilles femmes sur le chemin. Mais, alors qu’elles sont promises à la mort, seules, elles trouvent la force de survivre, de réapprendre les gestes qu’elles avaient plus jeunes, à se déplacer seules et à chasser.

Ceci est un conte, une ancienne histoire, transmise oralement depuis des générations, que Velma Wallis a décidé d’écrire pour la partager avec le plus grand nombre.

Un mot sur l’histoire, magnifique ! On suit Sa’ et Ch’idzigyaak, on les soutient et on espère pour elles. Décritent au début comme deux enquiquineuses, qui passent leurs temps à se plaindre et marchent avec des cannes, on apprends à mieux les connaître au fil des pages, on les aiment de plus en plus, on partage leurs souffrances, leurs envies et leurs découragements. Ces deux dames un peu antipathiques deviennent finalement des personnages attachants.
Le cadeau du froid aborde le courage, l’entraide et nous rappelle tout ce qu’on perdrait si nos anciens nous abandonnés (ou inversement d’ailleurs). Avoir choisi de commencer l’histoire avec deux dames qui nous agacent est intelligent, la morale n’en ai que plus forte.

Sur le style, les phrases sont simples, les descriptions minimalistes, il y a peu de dialogues. Le livre est court, ce qui en fait une œuvre rapide à lire, et sans prise de tête. À mon avis il peut être lu à tout âge.
La seule complication notable est au niveau des noms, ils ne font pas partie de notre culture, du coup pour certains il faut s’y arrêter quelques instants !
Un point négatif ? Non, désolée, j’ai adoré ce livre…

Pour terminer, est-ce-que je recommande ce livre ? Oui, oui et cent fois oui ! Comme je l’ai dit, l’histoire est superbe, il se lit vite et à tout âge, alors oui lisez-le ! D’ailleurs il me reste quelques cadeaux de Noël à faire, je pense que ce serait un beau cadeau.

J’ai failli oublier, une petite citation : Les histoires sont des cadeaux que les anciens font aux plus jeunes.

Sous le cèdre – Catherine Thomas Anterion

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Pour commencer, merci au Éditions Baudelaire et à Livraddict de m’avoir permis de participer à ce partenariat.

Sous le cèdre est un recueil de poésies, j’aime beaucoup ça mais j’en lis rarement, j’ai donc entamé ma lecture avec un grand plaisir. Mais j’avoue que mon enthousiasme est vite retombé. Plus j’avançais dans ma lecture et moins j’aimais. Je l’ai finit puis mis de côté attendant pour ma critique. J’ai lu d’autres choses et je m’y suis remise. Après deux lectures, le constat est le même.

Je vais commencer par le style. Pourquoi tant d’auteurs rendent la poésie si complexe ? Un texte peut être magnifique, poétique et compréhensible ! Là, le moins que l’on puisse dire c’est que c’est dur à suivre.
J’ai trouvé les textes fades. Le mot est peut-être dur, mais je n’en trouve pas d’autres. Quelques métaphores, quelques phrases sans verbes, quelques jeux sur les sons et les mots. Bref, rien que vous ne pourrez trouvez chez n’importe quel auteur de poésie contemporain. Le tout donne des textes qui ne sont ni mélodieux, ni poétiques, ils ne s’en dégage pas d’émotions particulière, rien. Aucun des textes que j’ai lu ne m’a provoqué de frissons, il n’y en a aucun que j’ai envie de relire.

Mais le style seul peut-il influencer tant un lecture ? Après tout, un style commun avec de bonnes histoires, pourquoi pas. Mais là aussi, la mélancolie, quelques souvenirs, des regrets, des peines. De ce que j’ai réussi à comprendre (n’oublions pas ce que je viens de dire, le style étant assez dur à lire, il a pu m’échapper quelques thèmes, même après deux lectures), il n’y a rien d’original.

Au final, non je ne vous le conseille pas. Ce livre ne m’a absolument rien procuré.
J’aime la poésie, celle qui provoque des frissons, celle qu’on a envie d’apprendre par cœur juste pour pouvoir se les répéter le soir en s’endormant. J’ai été déçue, je m’attendais à bien mieux, plus je lis la poésie contemporaine, plus je pense que les plus belles pages de la poésie ont déjà été écrite.

Cette critique est bien courte alors que j’ai lu ce livre deux fois et que je publie pile le jour de la deadline, mais franchement je ne vois pas quoi dire de plus.

Une vie de Pintade à Paris – Layla Demay et Laure Watrin

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Tout d’abord, un petit mot pour Jess qui m’a conviée sur son site Livraddict, qui y travaille dur et grâce à qui j’ai pu participer à ce partenariat, donc merci la belle  ! Ensuite un grand merci aux éditions du Livre de Poche qui m’ont envoyé le livre !

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce livre. Quand je l’ai reçu il m’a immédiatement fait pensé au Guide du Routard, avec sa couverture très colorée. En fait Les Pintades, c’est un peu l’enfant que le Guide du Routard aurait pu avoir avec la chick-lit.

Comme leur papa routard, nos pintades  aiment partager les bonnes adresses ! Grâce à ce livre, vous allez faire le tour de Paris et des arrondissements ! Des fleuristes aux bars, des librairies aux clubs échangistes, des taxis aux boutiques de fringues ! Oui, on fait vraiment le tour de Paris, ses bons plans et ses moins bons.

Comme leur maman la chick-lit, nos pintades ont un sacré sens de la formule ! Elles connaissent tout le monde, vont partout et n’ont peur de rien !  Comme de la chick-lit, le style est simple et efficace, on rit beaucoup.

Les accros du shopping et des tendances en raffoleront sûrement, ce livre est bourré de références et de blagues qu’elles comprendront;  mais pour celles comme moi qui confondent une marque de chaussure X avec une chaîne de “salad bar”  Y (terme dont j’ignorais même l’existence), alors vous allez devoir chercher sur Internet si vous ne voulez pas passer à côté de la moitié des blagues de ce livre !

Au final j’ai appris que ce qu’ont dit des parisiennes, on pourrait le dire de n’importe quelle autre femme. Dans ma ville aussi chacune défend son quartier, ici aussi les mères galèrent pour faire garder leurs enfants, ici aussi il y a des codes, des clans et des habitués, et surtout, ici aussi on râle !

J’ai bien aimé ce livre, je compte le relire et je l’emmènerai la prochaine fois que j’irai dans la capitale, certaines adresses me font envies !

Maintenant je vous laisse, il y a d’autres pintades, celles de Téhéran, Beyrouth, Londres et New York que j’aimerai découvrir…

mardi 5 avril 2011

L'arbre de vie – Christian Jacq

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Voici le premier tome de la saga Les mystères d'Osiris, de Christian Jacq.

Iker, jeune homme de 16 ans, orphelin et apprenti scribe, se fait enlevé. En se réveillant à bord d’une bateau, il apprends qu’il a été choisi pour être sacrifier à la mer. Par qui et pourquoi ? S’il survit, il se rend vite compte avoir perdu le peu qu’il avait, et se lance à la recherche d’explications.

Médes travaille sous les ordres de Pharaon, mais il est  peu satisfait de son sort. De trafics en arnaques, il se crée un deuxième monde, loin de son image de parfait fonctionnaire.

L’Annonciateur, personnage mystérieux à qui les Dieux ont donné une mission; il doit sauver l’Égypte de la décadence en réinstaurant la vraie foi. Pour cela il doit d’abord tuer le Pharaon, ennemi de son idéologie.

Sésostris III, le Pharaon, apprends que l’acacia d’Osiris dépérit. Or cet arbre est le garant de l’Égypte, s’il venait à mourir, alors le pays serait détruit. Pour l’éviter, Sésostris se lance dans la reconquête de son pays, morcelé par des chefs de Provinces.

J’adore les romans de Christian Jacq, et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Cet auteur a un véritable don pour relater de grandes épopées et transporter complétement le lecteur.
Dans ce premier tome, on suit principalement ses quatre personnages, chacun à son tour. Ils sont extrêmement détaillés, chacun à sa personnalité, on les reconnait facilement. Le soucis vient des autres personnages que l’on croise. Il y en a beaucoup trop ! Et avec des noms tellement proches ! J’ai eu du mal à me repérer à plusieurs reprises, du coup j’ai noté en début de livres les noms, rôles, et connaissances, tous reliés entre eux, c’est un peu le bazar, mais ça aide.
L’histoire est très prenante, une fois dedans je n’ai pas pu lâcher ce tome, je voulais absolument savoir comment Sésostris allait s’en sortir, et quel serait le prochain mauvais coup à lui tomber dessus. Et puis bien sûr tant de questions ! Ce tome pose beaucoup de bases, et je pressent que le deuxième sera encore plus passionnant.


Pour ceux qui aime les histoires palpitantes, et les chassés croisés de personnages, ou qui sont passionnés de l'histoire égyptienne, foncez dessus !